Histoire du TIERCE
André Carrus, polytechnicien, animateur de la Compagnie du Pari Mutuel, partenaire historique des Sociétés de courses hippiques pour l’exploitation du Pari Mutuel est à l’origine de la création en 1930 du PMU, contributeur essentiel au financement de la filière hippique.
Les Sociétés de Courses, soucieuses de développer les moyens d’encouragement à l’élevage, demandèrent en 1953 à la direction du PMU d’étudier les mesures propres à accroître le volume des enjeux recueillis.
Déjà, en 1950, le pari Couplé consistant à combiner 2 par 2 les chevaux d’une même épreuve, avait permis de tripler en trois ans le volume des enjeux du PMU. S’appuyant sur cette constatation, André Carrus suggère de renforcer la difficulté en conviant les parieurs à désigner les chevaux classés aux trois premières places d’une épreuve choisie. Ainsi naquit le Tiercé. Mais ce mode de pari, aussi attrayant soit-il (et les résultats dès le début confirmèrent l’engouement du public), n’aurait jamais connu le succès que l’on sait s’il n’avait aussi découvert le procédé simple et facile permettant aux parieurs d’enregistrer leurs paris en un minimum de temps et aux services régionaux et centraux de les traiter et contrôler efficacement. Avec le Tiercé, le « bordereau perforé », la « pince à encocher », les « valideuses » et les « aiguilles à trier » étaient nés.
Le Tiercé entama sa carrière à Paris le 22 janvier 1954 dans le Prix Uranie. Le volume des enjeux du PMU connut un boom : de 50 millions d’euros, dernière année avant le Tiercé, il passa à 203 millions d’euros en 6 ans, pour atteindre les 2 300 millions d’euros en 1980.